Le pilote RADV de Mesa, qui fournit la prise en charge de Vulkan pour les GPU AMD Radeon sous Linux, a adopté une politique concernant les contributions réalisées avec l’intelligence artificielle et les grands modèles de langage (LLM). L’initiative a été menée par Samuel Pitoiset, membre de l’équipe graphique Linux de Valve et contributeur majeur de RADV.
La politique n’interdit pas totalement les demandes de fusion assistées par l’IA. Elle précise toutefois que ces soumissions nécessitent une bonne compréhension de la base de code et imposent un coût réel en matière de revue. Les réviseurs et les mainteneurs de RADV peuvent donc fermer les demandes de fusion assistées par un LLM à leur discrétion.
Le projet déconseille également les signalements rédigés par des LLM, car ils peuvent être verbeux et difficiles à lire. Il est demandé aux contributeurs de décrire les problèmes avec leurs propres mots. Les reproductions générées par l’IA sont autorisées lorsqu’elles ont été examinées par le contributeur et démontrent le bogue signalé.
Pitoiset a déclaré que cette politique avait été introduite après que le projet a commencé à recevoir davantage de correctifs générés avec l’IA de la part de contributeurs externes. Il a estimé qu’il était préférable de clarifier la position avant que les mainteneurs ne soient submergés par ce type de soumissions.
La politique spécifique à RADV a été intégrée aujourd’hui au dépôt Git de Mesa.
Sources: Phoronix.